LA veste d’homme

Je rencontre quelques soucis avec la plateforme de mon blog en ce moment, ce qui fait que vous recevez mes brouillons. Cela m’embête beaucoup et je vous prie de m’en excuser. Je vais tenter d’y remédier rapidement, mais en attendant, place au poste de la semaine!

Le projet de cette semaine est sans doute le projet le plus fou que j’ai réalisé jusqu’ici (encore plus challengeant que le fauteuil Ikea je pense..) . Ce post est relativement long, mais je vous encourage à le lire jusqu’au bout, car je vais tenter de vous faire, comment dire… rentrer dans mon cerveau, afin que vous ayez toutes les billes pour comprendre comment j’ai vécu ce projet, et la façon dont je suis allée chercher/apprendre l’ensemble des connaissances pour venir à bout de celui-ci.

Je commencerai tout de suite en vous disant clairement qu’ont été sollicités dans le cadre de ce projet, tous les membres de mon corps, mes tripes, mes 5 sens, l’ensemble de mes cellules nerveuses, mes nerfs, mes artères et tout le reste. C’est vrai tout mon moi a trépigné pendant 2 semaines. Deux semaines où tous les soirs je rentrais du boulot comme une furie pour me jeter sur la veste et avancer au moins pendant 2 heures, avant d’aller au lit, deux semaines où je suis carrément sorti de ma zone de confort. Je vous le dit les filles, depuis que j’ai commencé ce projet, je dormais peu, j’étais stressée, complètement happée, scotchée à ma machine à coudre. J’étais fourrée chez Youtube où je buvais des tutoriels à la pause déjeuner, surtout celui de la technique d’attache de la doublure à la fente arrière… Je ne voulais ni boire, ni manger, ni parler tant que je n’avais pas capté le truc… En réalité un vrai début de folie quoi! Mais je tiens à préciser que c’était moi même qui m’étais infligée cette pression. Et pour cause, il s’agissait là d’une grande dette que je payais. Une véritable dette car depuis des années il me disait:
– “tu ne m’a jamais rien cousue”.
Et moi pour le faire taire je répondais:
– “Tu verras que le jour où je te ferais quelque chose, ça sera vraiment QUELQUE CHOSE !”.
Donc oui, cette veste bien qu’étant encore un concept, provoquait de part et d’autres de vives émotions. Mais à vrai dire, si je freinais ce projet jusqu’ici c’est parce que techniquement parlant je ne me sentais pas du tout prête.

Parlons technique…
La couture est un ensemble de techniques qui, mises ensemble résulte sur un beau produit, si et seulement si, ces techniques sont connues et maitrisées. De ce fait moins il y a de techniques, plus facile/novice sera le projet. De même, plus il y a de techniques, plus le projet sera considéré comme étant difficile. C’est concrètement le cas de cette veste. Si ce patron était un République du Chiffon ou un Aime comme Marie (pour ne citer que ceux-là), j’allais me jeter dans le projet sans réfléchir, les yeux bandés, les mains liées et les doigts dans le nez. Mais là on parle de Burda quoi…  Pour être honnête je n’ai même pas essayé de lire ou comprendre les explications fournies dans le magazine. En revanche ce que j’ai fait c’est que je me suis d’abord essayé à la veste Françoise de RDC que j’ai réalisé ici en ensemble tailleur. Je savais qu’en la réalisant je comprendrais mieux la logique de préparation des pièces ainsi que le montage d’une veste type tailleur. Cependant ce qui me manquait comme technique c’était notamment la pose de la doublure sur la fente dos, la réalisation de la fente au niveau des manches et la jonction de celle-ci à la doublure également.  Sinon si j’essaye de récapituler les différentes techniques que j’ai utilisées pour cette veste, voici la liste des 5 techniques utiles , ainsi que les tutoriels correspondants (certains sont en anglais mais les images sont parlantes):

  • Réalisation de la veste tailleur et notamment du col tailleurLe pas-à-pas de la veste Françoise . Prenez le temps pour l’étape 1 (application de la triplure thermocollante). Pour doubler correctement les poches plaquées je me suis servi de l’explication du manteau Gérard, mais j’ai coupé la doublure poche dans le biais –  (tous les deux des patrons RDC)
  • Réalisation poches passepoilées et paysannes – Avec toujours le tuto de LastReelCinema’s channel , et si vous souhaitez faire une version avec un rabat regardez la video de Diane Deziel (je combine toujours les deux, car la méthode de Diane semble être encore plus pro niveau finitions)
  • Montage de la doublureLe pas-à-pas de la veste Michelle (Patron RDC)
  • Montage de la doublure à la fente de veste arrière – QUTFashionStudio
  • Réalisation des fentes de manches – avec la video de – QUTFashionStudio
  • Montage de manche avec cigarette et épaulettesstiff-collar.com 

Je pense que si vous êtes plus ou moins OK avec ces techniques, la veste passera sous votre machine comme de la crème!

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Coté tissu et patron
Le patron de cêtre veste est celui du #138 du Burda 02/2016 ici en taille 48. On a beau critiquer Burda, mais on y revient toujours n’est-ce pas ? Décidément ce magazine reste un puits intarissable pour les âmes créatives et audacieuses. Le truc avec Burda c’est qu’on trouve quasiment un patron adaptable à chaque projet. mais je reviendrai dessus dans un post ultérieur. Sinon concernant la coupe de la veste, rien à redire. Juste que la prochaine fois si je dois modifier quelque chose ce serait au niveau de la fin des manches que je rétrécirai un peu la prochaine fois, mais c’est mon goût personnel. Au sujet de la longueur de manche je vous conseillerai de mesurer les bras de la personne afin d’adapter la longueur des manches (mieux vaut couper trop long que pas assez. Pour les hommes des manches sautées, ça ne pardonne pas). Le patron ne comportait pas de doublure complète, du coup j’ai tracé la doublure sur la base du patron même de la veste. Concernant le tissu j’avais trouvé un coupon de 3m chez Sacrés Coupons, une très belle laine mélangée à un coton, le tout avec un effet chiné. Un joli mélange de matières idéal pour le printemps.

Ces petits rien qui font tout…
Pour ces petits rien qui font tout, je pense notamment aux éléments suivants:

  • Le choix d’un tissu de qualité. Même si la couleur me plait, c’est toujours la composition qui tranche. Ici on a 60% laine, 30% coton, 10% cachemire.
  • Le repassage systématique après CHAQUE couture. Je repasse d’abord la couture que je viens de faire afin de la fixer, puis je sépare les marges de couture et repasse cette fois-ci au milieu de la couture.
  • Les boutonnières décoratives faites avec une couleur jaune moutarde qui rappelle celle de la doublure.
  • Les coudières réalisées à partir d’un gabarit téléchargé gratuitement  ici , mais j’ai augmenté la taille. J’ai utilisé l’envers du tissu principal, pour les coudières 🙂 (souvent faut pas chercher loin)
  • Pour les hommes petits et grands, n’hésitez pas à utiliser vos chutes de tissu pour réaliser des accessoires tels que écharpes, foulard, carré de poches, etc…

Alors est-ce que je récidiverai ? OUI – Avec grand plaisir, mais avec moins de stress 😉

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J’espère que vous trouverez ce post utile, n’hésitez pas à me faire part de vos impressions. Bee made a également réalisé cette veste aux accents ‘So British’ pour son mari. Je suis sure qu’elle vous plaira aussi.

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